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Je souhaitais vous faire part de cet article de CÉLINE
WLODARSKI paru dans "la Voix du Nord"
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La douloureuse expérience d'une Annezinoise qui a fait bâtir
mercredi 29.02.2012, 05:07 - PAR CÉLINE WLODARSKI
Les coffrets sont restés devant la porte du garage deux semaines après la remise des clefs. | ON EN PARLE |
« Faire bâtir, ça vaut le coup. »Karima, arrivée fin 2011 dans un lotissement poussant à proximité de la voie du Champ-Mathieu à Annezin, vit pourtant une expérience
désastreuse. Après un an de projet, les clefs lui ont été r emises fin décembre mais l'aventure ne s'achève pas vraiment sur une « happy end ».
Le temps de la construction, la famille monoparentale a vécu en location. Fin 2011, elle déposait son
préavis de départ après avoir obtenu, de manière orale, une date buttoir de la part de Maison familiale, marque du groupe Geoxia. Finalement, la remise des clefs a tourné au cauchemar. Trois mois
après, la maman peine encore à s'en remettre. La nuit de la Saint-Sylvestre, elle l'a passée au CH de Beuvry auprès de sa fille de 18 ans, pendant que son cadet était à l'hôpital Calmette de
Lille, tous deux victimes d'une grave intoxication au monoxyde de carbone due à un groupe électrogène. Les secours « nous ont dit qu'à quelques minutes près, c'était trop tard. » Difficile pour
Karima de ne pas culpabiliser, même si elle est convaincue que cet incident n'aurait jamais eu lieu si les coffrets d'assainissement n'avaient pas été placés, au cours de l'été 2011, devant la
porte de son garage. En rentrant dans la maison, le problème n'était toujours pas résolu et la famille n'avait ni eau, ni électricité, dont dépend le chauffage.
« Lors de la remise des clefs, on m'a fait du chantage en me disant que si je ne signais pas, je ne les récupérerais pas. J'ai paniqué
. » (lire ci-dessous) Sur le procès verbal de réception, a été noté « Rien à signaler ».
Il y est aussi notifié que « Maison familiale prend en charge le déplacement des coffrets. » « C'est au lotisseur de s'en occuper
indique la direction des travaux. Nous avons accepté d'assumer cette responsabilité », car Karima avait manqué une démarche auprès d'EDF.
Toujours est-il que pour la remise des clefs, la panique s'est emparée d'elle, elle a signé sans émettre de réserves. « Sans Maison
familiale, l'accident ne serait pas arrivé », estime la mère de famille, encore sous le choc. « L'affaire des coffrets a traîné depuis l'été . » Finalement, il aura fallu une énième visite d'EDF,
plusieurs jours après la remise des clefs et l'incident du groupe électrogène, pour qu'un professionnel décide d'appeler lui-même le constructeur.
Les compteurs sont aujourd'hui déplacés. Mais depuis, l'Annezinoise a découvert d'autres problèmes dans sa maison. Les radiateurs ne
sont pas rayonnants comme cela figurait sur les plans de départ. Dans la notice, la désignation avait bien changé, mais Karima a été (trop) confiante en signant le document.
Elle se retrouve aujourd'hui avec un chauffage électrique des plus basiques, avec « d'ailleurs un radiateur posé dans le cellier »,
sourit Karima, qui pense que d'autres économies ont été faites ailleurs, notamment dans la salle de bain, où la robinetterie thermostatique prévue n'est pas là. A l'étage, les poignées de portes
n'ont pas de serrure, « et sont donc à changer », et un ragréage s'impose sur des sols qui ne sont pas droits une vilaine pente se dessine sous la fenêtre de l'une des chambres. Dans les
toilettes, « la cuvette est bancale. »
Carrelage mal posé ? « Le conducteur de travaux m'a dit que c'était normal et il a posé des cales de porte pour régler le problème »,
raconte encore Karima, encore un peu plus consternée. Elle explique aussi avoir été privée pendant plus d'un mois de la notice d'emploi du thermostat des radiateurs. La rampe d'escalier est mal
fixée, les branchements d'eau ont dû être faits par un ami et les murs sont toujours à nu. L'idée de quitter cette maison lui traverse l'esprit. Au service commercial du groupe Geoxia Nord -
environ 1 300 constructions par an -, on assure que « si loupés il y a, ils seront résolus., C'est dans cet esprit que l'on travaille. »
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